Congo-Brazzaville : Quand l’ignorance freine l’accès à la justice…

Publié: juillet 18, 2017 dans Non classé

Dans un pays, l’absence de culture judiciaire est simplement un manque remédiable d’instruction et d’information sur l’existence des lois et traités qui prévoient les types des droits violés et voir comment engager la procédure en justice.

Au Congo, bon nombre des victimes ignorent leurs droits même les plus élémentaires ainsi que les instruments juridiques internes et internationaux garantissant sa protection. A cela, ces potentielles victimes ainsi bien d’autres citoyens ignorent « quand » et « comment » porter un cas de violation des droits de l’Homme devant les institutions compétentes.

Etant dans une situation d’incapacité d’identifier et de saisir l’autorité judiciaire compétente conduit les victimes à accepter les arrangements à l’amiable ou d’abandonner la voie judiciaire. Pourtant, l’article 8 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme garantit à toute personne le droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou la loi.

Pour porter des résolutions à cette insuffisance informationnelle de la part de la population sur leurs droits et des organes ou instances de défense de ceux-ci,    l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) organise régulièrement des sessions de formation sur les droits de l’homme à l’endroit des forces de l’ordre, notamment sur les droits et libertés des citoyens.

Le choix des formations  avec des agents d’application des lois c’est aussi d’arriver à réparer la racine de l’inculture judiciaire dans les services de sécurité.

Pour y parvenir, il faut briser la barrière linguistique qui contribue largement à l’inculture juridique. De ce fait, l’usage des langues locales enrichies par le vocabulaire juridique coutumier seraient logiquement adaptées de retranscrire ou traduire les instruments juridiques internes et internationaux.

A ce jour, l’absence de manuels en langues locales est parmi les difficultés d’accès à la justice, une justice dont les victimes ignorent complètement le fonctionnement. Une justice aux procédures longues et couteuses, car les frais et les honoraires sont si élevés que les requérants préfèrent renoncer à saisir la justice ou se tournent vers des tribunaux coutumiers pour l’arbitrage ou le règlement à l’amiable. Une réalité très répandue en zones rurales.

Au regard du déficit d’instruction juridique au sein de la population et des agents de force de l’ordre, les pouvoirs publics et la société civile doivent collaborer pour trouver des solutions remèdes, car un Etat où la loi est connue de ses citoyens est un Etat civilisé.

Trésor Nzila Kendet

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s