Education: L’Université Marien Ngouabi s’ouvre à des formations en gouvernance forestière

Au Congo, l’éveil sur la gestion rationnelle  des forêts était une exclusivité des organisations de la société civile. Pour corriger ce déficit et permettre à tous les acteurs de la filière forêt et bois de jouer leur partition à l’amélioration de la gouvernance forestière, l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et de Foresterie de l’Université Marien Ngouabi se lance à des séries de formation sur la gouvernance forestière.

«La gouvernance est devenue une conditionnalité à l’octroi d’aide aux pays en voie de développement par les institutions internationales. Nous voulons améliorer l’offre de formation dans le secteur forestier  pour contribuer à la diversification des sources de revenus et faire vivre notre économie», lâche d’un ton pédagogique le Professeur Parisse AKOUANGO, directeur de l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et de Foresterie (ENSAF) de l’université Marien Ngouabi au cours d’une conférence de presse couplée à l’atelier de formation sur la «dissémination et médiatisation des programmes de formation de référence en gouvernance forestière», ce mercredi 9 décembre 2020 à Brazzaville.

A l’extrême droite, Pr Parisse AKOUANGO

L’ENSAF à travers le projet «élaboration des formations de référence en gouvernance forestière», financé à hauteur de 50.000.000 par le Programme FAO-UE FLEGT, et en partenariat avec l’Université Dschang du Cameroun développe trois programmes de formation de référence en gouvernance forestière à savoir formation initiale (Master Recherche en Gouvernance forestière); formation continue (Certificats de spécialisation) et formation transversale (Attestation de participation). Des formations qui s’inscrivent dans la continuité des programmes de l’ENSAF (ancienne Institut de Développement Rural –IDR-université Marien Ngouabi), une école qui aujourd’hui se positionne comme étant une référence en matière de formation forestière au Congo.

Avec le système MLD, ENSAF s’inscrit davantage dans l’œuvre de la professionnalisation de l’enseignement supérieure afin de répondre au contexte national et international à l’adéquation formation-emploi.

Pour le Pr Parisse, ces programmes viennent «améliorer la gouvernance forestière et lutter contre le commerce illégal du bois», car depuis la signature de l’Accord de Partenariat Volontaire entre le Congo et l’Union Européenne le 17 mai 2010, des actions de renforcement des capacités des acteurs sont entreprises, mais force est de constaté que ces efforts ont surtout concerné la société civile.

Ainsi constate-t-on que «les besoins en formations restent entiers pour les professionnels déjà impliqué dans la gestion des forêts et les futurs acteurs et gestionnaires de l’aménagement forestier à savoir les apprenants des institutions supérieures auxquels il faut adjoindre les formateurs». Certaines matières ne sont pas enseignées ou ne sont pas suffisamment développé dans les différentes formations dans nos pays. Les enjeux sont de taille surtout avec les nouvelles problématiques de la gouvernance forestière telle que la certification forestière, les mécanismes REDD Plus, les payements pour les services environnementaux, les forêts  et les changements climatiques, la diversité biologique et la déforestation. Si l’inclusion de ses problématiques sont présentes, mais largement insuffisante dans les filières spécialisées en foresterie, elles sont totalement absente dans les autres cursus tels que les sciences juridiques, les sciences sociales, sciences économiques, les sciences naturelle, les douanes et les impôts. Il faut relever l’impact financier de la gestion forestière dans notre PIB.

De son coté, Nina Kiyindou Yombo, responsable des ressources forestières au sein de l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH), «ces formations proposées par l’ENSAF sont alléchantes, elles  permettront même aux organisations de la société civile d’être plus professionnelles et veiller à la gouvernance forestière afin que nos ressources forestières soient gérées d’une manière responsable», fait-elle savoir. Avant de poursuivre, «c’est aussi l’occasion d’intéresser les sociétés forestières surtout asiatique à ses types de formations afin que le concept de gouvernance forestière  soit bien assimilé par tous». Cette même invite a été formulée à l’endroit des journalistes.

Marien NZIKOU-MASSALA

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