Gouvernance forestière : Deux projets sur l’OI lancés au Congo

Au Congo,  le secteur forestier est confronté à l’exploitation illégale ce  qui fait perdre à l’Etat de vastes sommes d’argent et contribue à la dégradation des forêts. Pour tenter de contribuer à l’amélioration de cette exploitation, la société civile congolaise avec l’aide des bailleurs et de certains partenaires techniques multiplient des initiatives et projets. C’est dans cette optique qu’a été lancé, ce 27 mai 2021, les projets «OI-APV/FLEGT» et «PASGOF-SNOIE CONGO».

Financé dans le cadre du 11e FED de l’Union Européenne, ces deux projets, «Appui à la Société Civile pour l’amélioration de la gouvernance forestière en République du Congo à travers le Système Normalisé d’Observation Indépendante Externe (PASGOF-SNOIE Congo)», à hauteur de 2.300.000 €, pour une durée de 3 ans, sera piloté par le Comptoir Juridique Junior (CJJ) en s’appuyant sur l’expérience du projet Voix des Citoyens pour le changement (CV4C) en impliquant plusieurs OSC membres de la PGDF et le projet d’«Observation Indépendante de l’application de la Loi et de la Gouvernance forestières dans le cadre de l’APV FLEGT au Congo (OI – APV FLEGT) », dont l’action aura une durée de 36 mois, avec un budget de 918.500 € soit 601.865.867 FCFA, est piloté par Cercle d’Appui à la Gestion Durable des Forêts (CAGDF). Ces deux projets, complémentaires, viennent contribuer à l’amélioration de la gouvernance forestière et des ressources naturelles.

Ils seront développés dans six (6) départements de la République du Congo : Brazzaville, Kouilou, Niari, Lékoumou, Sangha et Likouala (pour le projet PASGOF-SNOIE CONGO) et dans l’ensemble du territoire national pour le projet d’Observation Indépendante de l’application de la Loi et de la Gouvernance forestières.

Présentant le projet «OI-APV/FLEGT», Alfred Nkodia, coordonnateur dudit projet rassure, «nous allons continuer notre action en étant du côté de l’administration forestière pour faire le suivi des activités des acteurs pour l’observation indépendante. Au cours de cette action nous allons renforcer davantage les recommandations afin que l’OI soit pris en compte», avant  de projeter des résultats attendu de ce projet d’ici 2023 à savoir « l’OI mandatée ait un certificat de qualité ISO 9001; participer activement à l’élaboration d’un cadre stratégique OI-APV FLEGT et le SNOIE; mener des missions de terrain, publier les rapports validé par le comité de lecture et faire des communications au CCN…».

De son côté Lilian Barros, coordonnateur du projet «PASGOF-SNOIE CONGO», pour sa part rappelle que leur projet répond aux «besoins des ONG qui travaillent dans l’OI externe. Une manière pour eux d’harmoniser les procédures d’observation indépendante externe». Pour lui, «c’est aussi l’occasion de renforcer la concertation avec les concessionnaires forestiers, de les mettre  en relation avec les communautés locales et les populations autochtones pour réduire les conflits entre les communautés et les concessionnaires dans la gouvernance forestière. C’est aussi améliorer la transparence et la gouvernance des ressources naturelles en générale et les ressources forestières d’une manière particulière», a-t-il fait savoir.

Raul Mateus Paula, ambassadeur, chef de la Délégation de l’Union Européenne en République du Congo, estime quant à lui qu’à travers ces deux projets, l’«Observation Indépendante des forets de demain sera encore plus forte, plus professionnelle, plus crédible. Ainsi la partie européenne que je représente réitère son soutien  indéfectible et son plein engagement à la mise en œuvre du processus APV FLEGT en République du Congo», a-t-il promis avant de souhaiter «plein succès à la société civile pour relever le défi qui se présente à elle ainsi qu’au gouvernement de la République du Congo».

Invitée au lancement de ces deux projets, Rosalie Matondo, ministre de l’économie forestière pour sa part   exhorte plutôt les OSC à «faire preuve de responsabilité et de rigueur dans l’emploi de cette subvention et de veiller scrupuleusement au professionnalisme et à la bonne qualité du travail auquel ils sont soumis. Car un appui financier de cette envergure vous permettra d’assumer votre rôle de surveillance de l’exploitation des ressources forestière, en parfaite collaboration avec les structures de l’Etat et du secteur privé».

Pour elle, «les objectifs visés par les deux projets cadrent parfaitement avec la volonté politique exprimée par les plus hautes autorités du Congo, à savoir la bonne gouvernance, la transparence et le respect de la chose publique. Ainsi elle apportera toute son assistance», a-t-elle assurée.

Signalant que ces projets ont pris corps grâce à l’Université de Wolverhampton en consortium avec FERN, Forêts et Développement Rural (FODER) et leurs partenaires nationaux.

Marien Nzikou-Massala

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :